ARK NETWORK reference.ch · populus.ch    
 
  
NATURE ET BIODIVERSITE ALGERIENNE  
 
 
Rubriques

Liens

 Home  | Livre d'Or  | Album-Photo  | Contact

L'ALGERIE EN GRAND

L'ALGERIE PAYS DE TOUS LES CONTRASTES 
 
L'algerie vue du ciel  
L’Algérie est un pays d’Afrique du Nord appartenant au Maghreb. Sa capitale Alger est située à l’extrême nord-centre, sur la côte méditerranéenne. Deuxième pays d’Afrique par sa superficie, l’Algérie est bordée au nord par la mer Méditerranée sur une distance de 1 200 km. Elle partage également sept frontières terrestres, à commencer par la Tunisie au nord-est, la Libye à l’est, le Niger au sud-est, le territoire du Sahara occidental, la Mauritanie, le Mali au sud-ouest, et enfin le Maroc à l’ouest. 
L’Algérie est membre de l'ONU, de l’Union africaine et de la Ligue arabe depuis pratiquement son indépendance en 1962. Elle a aussi contribué en février 1989 à la création de l’UMA. 
La Constitution définit « l'Islam, l’Arabité et l’Amazighité » comme « composantes fondamentales » de l'identité du peuple algérien et le pays comme « terre d’Islam, partie intégrante du Grand Maghreb, pays arabe, méditerranéen et africain. »2. 
L’Algérie est de par sa superficie, le plus grand pays du pourtour méditerranéen et le second au niveau africain, après le Soudan. Dans sa partie sud, il comprend une part notable du Sahara. 
Au nord, l'Atlas tellien forme avec l’Atlas saharien, plus au sud, deux ensembles de relief parallèles se rapprochant en allant vers l’est, et entre lesquels s'intercalent de vastes plaines et hauts plateaux. Les deux Atlas tendent à se confondre dans l'est de l'Algérie (Aurès) et en Tunisie. 
La bande du Tell, large de 80 km à 190 km, s'étend sur près de 1200 km de côte méditerranéenne. Elle est formée de chaînes de montagnes (l'Ouarsenis, le Chenoua, le Djurdjura, les Babors et les Bibans, …) longeant le littoral et souvent séparées par des vallées, riches par leur flore et leur faune, abritant des cours d'eau comme la vallée du Chelif ou la vallée de la Soummam. Le mont Lalla-Khadîdja, en Kabylie où les montagnes sont recouvertes de neige en hiver, en est le point culminant et s'élève à 2 308 mètres d'altitude. Les plaines du Tell abritent avec les vallées adjacentes la grande majorité des terres fertiles du pays. 
Entre les massifs de Tell et l'Atlas saharien, un grand ensemble de plaines et de hauts plateaux semi-arides sont creusés par de nombreuses étendues d'eau salée, les chotts, asséchées en fonction des saisons. Le point le plus bas d'Algérie, atteint au Chott Melrhir, descend à –40 m. L'ensemble court depuis les frontières marocaines à l'Ouest jusque dans la vallée du Hodna dont les monts relient parfois les Atlas tellien et saharien. 
L’Atlas saharien, relie le Haut Atlas marocain jusqu'à la frontière tunisienne en passant, d'Ouest en Est, par les massifs du Ksour, Djebel Amour, des Ouled-Naïl, des Zibans et les monts Hodna, qui rejoint la bande du Tell, et continue dans les Aurès culminant à plus de 2 300 m. Il est limité au sud par plusieurs oasis constituant ce qui est souvent appelé La porte du désert. 
La partie saharienne qui couvre plus de 80e la superficie de l’Algérie soit environ 2 millions de km², est constitué principalement de regs, d'ergs, d'oasis et de massif montagneux. 
Au nord du Sahara algérien, les grand ergs, Occidental à l'ouest, et Oriental à l'est, séparés par des plateaux rocheux telle que la région du Mzab et bordés au sud par le plateau de Tademaït, constituent d'immenses mers de sable ponctuées d'oasis donnant parfois vie à d'importantes palmerais. Au sud-ouest, s’étendent les ergs Iguidi et Chech, immensité de dunes sableuses linéaires largement espacées les unes des autres. 
Plus au sud, au cœur du Sahara, le massif du Hoggar, dont le point culminant est le plus haut sommet de l'Algérie avec 3 003 mètres au mont Tahat24, est constitué de roches volcaniques formant des pics, des « aiguilles volcaniques » et de hauts plateaux désertiques. À l'est du Hoggar, le Tassili n'Ajjer, haut plateau aride perché à plus de 1 000 mètres d'altitude, dressent des formations rocheuses fortement érodées émergeant des dunes de sables, donnant parfois au relief un aspect de paysage lunaire. 
Un climat méditerranéen couvre le Nord, tandis qu’un climat désertique règne sur le Sud. Durant l’été, les mois les plus chauds sont juillet et août. 
• Au nord, sur les villes côtières, les températures hivernales varient entre 8°C et 15°C. Elles grimpent à 25°C au mois de mai pour atteindre une moyenne de 28°C à 30°C en juillet et août (28°C à Skikda, 29,5°C à Alger). Toujours au Nord, dans les montagnes de Kabylie, la température avoisine les 5°C voire −7°C en hiver. La neige y est fréquente en hiver.  
• Au centre, dans les Aurès ainsi que dans les hauts plateaux de la région de Djelfa, la température tourne aux environs de 5°C voire −2°C en hiver. La neige y est présente en hiver. La température estivale varie de 30°C à 38°C (Constantine 36°C).  
• Quant au sud, dans le Sahara, la température est de 15 à 28°C en hiver, pour atteindre 40 à 45°C, voire plus en été.  
 
 
 
La foret de l’Akfadou , Beauté et diversité biologique . 
Il existe dans la région de la Kabylie , situé à cheval entre les wilayates de Tizi-ouzou et de Bejaia , une foret de 10 000 Hectares qui s’appelle la foret de l’Akfadou .  
 
Cette foret est importante sur plusieurs volets , à savoir historique , écologique et touristique . Sur le plan historique , elle doit son importance au fait que le Colonel Amirouche de l’ALN y a élu domicile pour son PC durant la guerre de libération , et de nos jours une stèle y est érigée pour l’histoire .  
 
Sur le plan touristique , que dire de la vue imprenable que l’on a , en venant d’Azzazga , sur la route nationale 12 , sur la vallée de la Soummam , ainsi que la chaîne des Babors , sans oublier les groupes de Singe magot de berberie ( Macaca sylvanus ), dont le plus grand groupe d’algerie , estimé à quelques 2100 individus se retrouve dans l’Akfadou à la joie des visiteurs et des amateurs d’écologie , vu que ce mammifère est porté sur la liste des especes protégées par la loi , donc rare .  
 
Sur le plan écologique , déjà en 1925 , cette foret était classée Parc national mais il n’a pas été repris en tant que tel après indépendance , et de nos jours on se demande pourquoi on ne prend pas en considération ce massif très riche ; L’objet de notre contribution , est justement d’en montrer la richesse et l’importance , pour prendr des mesures de conservation de cette merveilleuse foret et pourquoi pas la classer en tant que parc national , action qui contribuera à sa sauvegarde , et au miantien de sa riche diversité biologique .  
 
Le massif de l’Akfadou represente l’un des des plus grands complexes de forets caducifoliées d’Algérie formée de chene zeen ( Quercus canariensis ) et de chene afares ( Quercus afares )  
CES DEUX CHENES SONT SURTOUT REPANDUS DANS LE SECTEUR NUMIDIEN QUI S’ETEND SUR LE LITTORAL ALGERO-TUNISIEN , DEPUIS LA GRANDE KABYLIE JUSQU’EN KROUMEIRI , LE CHENE AFARES EN EST D’AILLEURS ENDEMIQUE . 
 
DU POINT DE VUE CLIMATIQUE LA FORET DE L'AKFADOU SE SITUE DANS LA ZONE LA PLUS PLUVIEUSE DE L'ALGERIE,AVEC DES PLUIES ANNUELLES ALLANT DE 1500MM A 2000MM/AN. LE DJEBEL EZ-ZEEN QUI EST LE POINT LE PLUS HAUT DE CETTE ZONE REÇOIT 2176 MM/AN, ALORS QUE LE POINT LE PLUS BAS REÇOIT 1661 MM/AN. LE NOMBRE DE JOURS DE PLUIE EST DE 105 JOURS; PAR AILLEURS, LE REFROIDISSEMENT ACCENTUE DE L'AIR EN ALTITUDE PROVOQUE DES CHUTES DE NEIGE (100 JOURS/AN), MAIS L'ENNEIGEMENT FAVORISE PAR LE GEL DURE ENVIRON 2 MOIS PAR AN. 
 
 
SUR LE PLAN FACIES VEGETAL LA FORET DE L’AKFADOU QUI S'ETAGE A 1646 METRES D'ALTITUDE AU DJBEL EZ-ZEN , SE COMPOSE TOUT D'ABORD D'UNE CHENAIE PURE A CHENE- ZEEN ( QUERCUS CANARIENSIS ) TOTALISANT 3550 HECTARES SUR LES 10 000 HECTARES QUI COMPOSENT LA FORET , OU LE CHENE ZEEN PRESENTE UNE DOMINANCE EXCEPTIONNELLE TANT DANS LA STRATE ARBORESCENTE QUE DANS LA STRATE ARBUSTIVE. SON EMPREINTE SUR LE RESTE DE LA VEGETATION EST TRES FORTE. 
L'ON RETROUVE EGALEMENT UNE FUTAIE MIXTE COMPOSEE PRINCIPALEMENT PAR LES CHENES ZEEN ET CHENE AFARES ( QUERCUS AFARSE ) ET EN MOINDRE IMPORTANCE DE CHENE LIEGE ( QUERCUS SUBER ) . LE CHENE AFARES S'Y MAINTIENT ASSEZ BIEN ET REPRESENTE ENVIRON 35U PEUPLEMENT.CETTE ESPECE QUI EST UNE ESPECE D'ALTITUDE DESCEND JUSQU'A 720M AU CONTACT DU CHENE LIEGE.LA COHABITATION DE CES DEUX ESSENCES A FAVORISE LA FORMATION D'HYBRIDES A SAVOIR:QUERCUS NUMIDICA.BATT ET QUERCUS KABYLICA.TRAB. 
 
DANS LES ALTITUDES INFERIEURES A 1000 M , ON RETROUVE LA FORET MELANGEE DE CHENE ZEEN ET DE CHENE AFARES . LA COMPOSITION FLORISTIQUE DE CETTE FORET RGROUPE DES ESPECES CARACTERISTIQUES DU QUERCETUM SUBERIS ET DU QUERCETUM FAGINEA. CEPENDANT, LE CHENE ZEEN SEMBLE PLUS DYNAMIQUE QUE LE CHENE LIEGE, CE DERNIER ETANT SITUE A SA LIMITE ALTITUDINALE  
 
LE COUVERT VEGETAL EST ESTIME A 60U MINIMUM, D'ORIGINE NATURELLE OU ARTIFICIELLE. LA SURFACE BOISEE EST DE 87,9E LA SURFACE TOTALE . ET NOUS AVONS EU A SIGNALER LA PRESENCE DE 485 ESPECES DE PLANTES DONT  
 
ON RETROUVE AUSSI DANS L’AKFADOU UNE REPISYLVE , DONT PLUSIEURS CHERCHEURS ONT EU A SIGNALER L’IMPORTANCE , IL S’AGIT D’ UNE REPISYLVE A ALNUS GLUTINOSA , EN BORDURE D’UNE RARE SINON UNIQUE TOURBIERE D’ALTITUDE ( 1225 M ) PRES DE LA FONTAINE DES IFS , AINSI QUE L’AGOULMIME ABERKANE OU LAC NOIR .  
 
Sur le plan diversité floristique , l’Akfadou présente une richesse floristique très importante estimée à 484 espèces et sous-espèces végétales représentant 16,50 e la flore de l’Algérie du Nord et elle se classe juste derrière le Djurdjura qui en représente 39  
 
Selon les résultats de nos travaux , du point de vue rareté des espèces , nous avons eu à remarquer la présence d’espèces rares localement , et d’espèces rares au niveau national , et qui sont soit menacées , soit vulnérables . 
Sur les 484 espèces dénombrées 177 plantes sont rares au niveau local , ce qui représente un taux de 36,57 chose qu’il faut impérativement prendre en considération . . 
 
Au niveau national 15 espèces sont menacées,8 espèces sont vulnérables, 9 espèces sont protégées par le Decret N° 83-509 du 20-02-1983 , et 1 espèce introduite et acclimatée le pin de Coulter ( Pinus coultieri ) , Et nous avons 10 espèces qui sont rares simultanément au niveau local et au niveau national .  
 
Les plantes médicinales aussi sont bien représentées , on y retrouve 171 plantes médicinales , ce qui représente un taux très appréciable de 35,33 u patrimoine floristique du massif .  
 
 
Un travail fait sur les mousses , montre la présence de 59 espèces , représentant 15 familles parmi lesquelles 05 d’entre elles ne sont représentées que par une seule espèce d’ou la nécessité de les prendre en considération dans un travail de conservation et de preservation  
Il y a aussi 12 familles , sur les 15 connues , qui ont des représentants uniquement dans l’Akfadou pour la Kabylie . 
 
Un cas particulier se présente , il s’agit de la famille des Fontinalacées qui ne sont representées en Kabylie ainsi qu’à l’Akfadou par une seule espece il s’agit de Fontinalis antipyretica  
 
 
SUR LE PLAN FAUNISTIQUE , NOUS RETROUVONS DANS L’AKFADOU , 16 ESPECES DE MAMMIFERES QUI SONT LE CHACAL ( CANIS AUREUS) , LE SINGE MAGOT ( MACACA SYLVANUS ) , LE PORC EPIC ( HYSTRIX CRISTATA ) , L’HERISSON ( ERINACEUS ALGIRUS ) , AINSI QUE D’AUTRES ESPECES , SUR LES 16 ESPECES 10 SONT PROTEGEES PAR LA LOI .  
 
CONCERNANT LES POISSONS , ON A INDIQUE AU DESSUS DU COL DE L’AKFADOU UN POISSON , D’APRES LES RENSEIGNEMENTS DONNES , SEMBLERAIT APPARTENIR AU GENRE SALAR , IL FAUDRAIT SANS DOUTE LE RECHERCHER DANS LES RUISSEAUX QUI PRENNENT NAISSANCE DANS LES GRANDES FORETS DE CNENES .  
 
DU POINT DE VUE AVIFAUNE , IL EST ADMIS QUE LES OISEAUX CONSTITUENT UN GROUPE D’ORGANISMES PARTICULIEREMENT SENSIBLES A LA MODIFICATION NATURELLE OU ARTIFICIELLE DU MILIEU .. 
La connaissance de la diversite ornithologique et des modalites de repartition de l’avifaune d’un territoire, permet, de ce fait, de disposerd’un outil efficace de contrôle et de gestion des habitats naturels . Elle procure aux personnes chargées de gerer les aires protegées , des informations susceptibles d’orienter des actions raisonnées d’ amenagement .  
 
L’etude des oiseaux fournit une information indirecte , mais precise et facile d’accées sur le niveau de structuration et sur la qualité des lilieux qu’ils habitent shematiquement on peut distinguer trois categories d’especes terrestres . 
Les grandes especes tels que les grands rapaces ( Vautour fauve , Vautour percnoptère , Buse féroce ,Epervier d’Europe ,Aigle de Bonelli ) : leur presence est synonyme de pyramides alimentaire encore intactes ou de milieux peu perturbés 
Les especes qui ont une repartition , sous forme de colonies , ou de couples isolés , est discontinue et liée à tel ou tel parametre particulier du milieu , il s’agit des oiseaux des cours d’eau, des Hirondidés (Hirondelle rustique ,Hirondelle de fenêtre ,Hirondelles de rochers ) et les Apididae . 
- LES PASSEREAUX ET FAMILLES APPARENTEES QUI ONT UNE ETROITE CORRELATION ENTRE LE NIVEAU DE STRUCTURATION DU MILIEU ET LES CARACTERISTIQUES DE SON PEUPLEMENT D’OISEAUX .  
 
Il existe dans l‘Akfadou 81 especes d‘oiseaux , representant 27 famille , ce qui demontre que la diversité ornithologique de cette foret est importante .  
Les familles les plus representées en especes sont les Sylviidae , Turdidae , et Accipitridae avec respectivement 11 , 10 et 9 especes . Les Pics sont quant a eux representés par 4 especes . 
Les familles les moins representées sont assez nombreuses , entre autre les familles representées uniquement par une seule especes , et qui sont de l‘ordre de 10 soit un taux de 47.61  
La repartition des oiseaux dans la foret est assez uniforme .  
Concernant la presence de certaines especes clé , nous prendrons en consideration les Rapaces qui sont au nombre de 13 ( Diurnes et Nocturnes ) soit un taux de 9.49u total des especes et representant 3 familles .  
 
Selon les ecologistes et protecteurs de la nature , « La biodiversité est l’une des plus grandes richesses de la planete , et pourtant la moins reconnue comme telle » , C’est à cet effet qu’une reflexion concernant la Foret de l’Akfadou s’impose,  
Nous avons dans la region la plus arrosée d’algerie une foret bienvenante , representée par un nombre assez élevé d’especes végétales et d’especes animales , donc , dont la biodiversité est importante , et dont un taux assez apreciabkle est soit rare , utile et protégé ; Cette foret pourrait eventuellement , bien que ça soit le cas actuellement à une échelle moindre , être menacée par des actions de dégradation ,  
Alors n’est il pas judicieux de la protéger , en la classant parc national d’une manière raisonnée ou il y aura admission de la formule participative , c’est à dire faire participer les riverains dans les prises de decision concernant toute action de preservation, vu que ce sont eux les premiers à être touchés , et automatiquement à beneficier des apports de sa protection ,soit en biens directs ou indirects , et cela pour assurer la pérennité de cette foret symbole de tous les algériens.  
 
Les jardins botaniques : des havres de paix  
 
Les ressources biologiques de la terre sont primordiales pour le développement économique et social de l’humanité toute entière. De ce fait, il y a une reconnaissance de plus en plus grande que la diversité biologique est un atout universel, d’une valeur inestimable pour les générations présentes et futures. En même temps, à ce jour, les menaces qui pèsent sur les espèces et les écosystèmes n’ont jamais été aussi graves. 
 
La déclaration de Rio sur l’environnement et le développement adopté en juin 1992 par les chefs d’état et gouvernements réunis au sommet de la terre, affirme dans un premier principe que les êtres humains sont au centre des préoccupations relatives aux développements durable. Il a droit à une vie saine et productive en harmonie avec la nature. 
 
En Algérie, Il apparaît aussi que 40,531286 espèces ) de la flore Algérie est rare à très rare. Parmi les espèces rares figurent de nombreux arbres et arbustes qu’il est important de signaler. 
 
De plus, l’analyse de la répartition biogéographique des espèces menacées montre que dans l’ensemble, les secteurs littoraux en sont les plus pourvus et nécessitent donc des actions de conservation. 
 
C’est dans le but de préserver la nature en tenant compte des paysages préexistants qui ont une signification culturelle et scientifique que l’idée de la creation des jardins botaniques est née . 
 
Les jardins botaniques sont des institutions chargées de réunir, d’étudier et de diffuser les espèces végétales. Leur importance se mesure par le nombre ; la rareté et utilité de ces espèces, ainsi que toute l’activité qu’y est menée. 
 
Le jardin botanique est avant tout une collection et son espace comme celui d’un musée ou d’une bibliothèque est organisé selon un plan de classement que matérialise souvent un catalogue simple rangement auquel on ne demande que d’être commode ou mis à jour d’un ordre naturel fondé sur de réelles affinités de structures entre végétaux. 
Son rôle est multiple, en dehors de son rôle socio-économique, comme source directe et indirecte de revenus et de création d’emploi, et son rôle scientifique, il constitue un cadre et un moyen de sensibilisation, d’éducation, de vulgarisation, de culture, de tourisme ; et aussi il purifié l’air local et il représente comme habitat écologique pour la faune sauvage. Les espèces végétales élevés dans un jardin botanique devront répondre aux besoin du pays ou de la région ou il sont localisé, Parallèlement il se situe en amant du pays ou des activités agricoles, sylvicoles et horticoles. 
 
La botanique est née de l’étude des plantes médicinales, en effet le terme de botanique porte la trace d’un passé pluriséculaire très riche puisque Botanaï désigne les herbes que l’on ramasse ( les simples). 
 
Pendant longtemps le jardin botanique annexe indispensable des facultés de médecine et de pharmacie ou les étudiants de médecine apprenaient à reconnaître les plantes qu’ils utiliseraient par la suite dans la médication. 
 
Ensuite est venue l’ère ou les riches et les puissants aimaient s’entourer de collections de plantes agréables à l’œil qu’ils ramenaient de leurs nombreux voyages, c’est de là qu’est née la notion de jardin d’acclimatation de plantes exotiques et d’où la découverte de la prodigieuse diversité de la flore mondiale. 
 
 
Arrivé au XXeme siècle , ladite flore a été mise en péril par l’évolution flagrante de la technologie et les nombreuses transformations sociales , ce qui a conduit à l’apparition d’organismes de recherches scientifiques ou les jardins botaniques contribuent au progrès et à la protection des écosystèmes. 
 
Actuellement il en existe un millier à travers le monde, ce qui est nettement insuffisant puisque les normes sont d’un jardin botanique pour 1,5 à 2 millions d’habitant. Ils  
sont au nombre de 80 à100 en Allemagne., 30 à 40 en Russie et aux USA, 70 à 80 en Angleterre, France, Italie, Ukraine , et il n’y en a guerre que 20 dans toute l’Afrique, l’Algérie n ‘en compte qu’un seul jardin botanique c’est le jardin d’essais du Hamma qui jadis avait sa place parmi les grands alors qu’il réunissait plus de 8000 espèces d’où la nécessité d’en créer d’autres pour répondre aux nouvelles demandes sociales, scientifiques, écologiques et autres qui sont apparues. 
 
 
Le jardin botanique considéré dans son ensemble comme un laboratoire de terrain, un musée de cultures scientifiques aux multiples facettes, assure plusieurs intérêts. 
 
Sur le plan pedagogique , Le jardin botanique constitue une sorte de vitrine de la diversité du monde vivant et un support puissant d’intérêt pour la biologie et ses applications, pour cela et parmis les objectifs du jardin botanique la réalisation d’activités concernant des groupes scolaires consistant en des visites libres ou avec des conférences et des fiches pédagogiques invitant les élèves à observer les plantes et leur biotopes, des expériences de jardinages avec eux pourraient exciter leur curiosité et orienter leur attention vers la préservations et la multiplication des plants. Une certaine catégorie d’étudiants cherchant une information particulière et précise sure le Monde végétale pourraient la trouver au sein du jardin botanique et facilement utilisable. 
 
Sur le plan scientifique , le premier intérêt des jardins botaniques est de pouvoir observer en un même lieu un échantillon de la flore de diverses parties du monde, facilitant ainsi le rapprochement du matériel vivant des chercheurs compétents et de l’équipement nécessaire, comme ilsoccupent une place dans l’étude et la conservation de milliers d’espèces d’intérêt local qui peuvent intervenir dans le développement socio-écvonomique qu’il s’agisse de plantes médicinales, industrielles ou ornementales, ils facilitent ainsi les recherches sur les usages potentiels de la flore sauvage. 
 
D’autres interets et des pas moindres , à savoir la conservation , economie et ecologie interviennent car de nombreuses espèces végétales sont en danger d’extinction que ce soit par surexploitation ou par destruction de leurs habitats, l’intervention du jardin botanique dans la culture de ce genre d’espèces a permis d ‘en sauver un certain nombre toutefois elle ne représente qu‘un palliatif du fait de la faible taille des populations conservées et de suivi des milieux naturels.  
 
Dans l’histoire de l’exploitation des ressources de la planète, de nombreux jardins botaniques, ont joué un rôle de premier plan. Ils furent les premières à cultiver nombre de plantes à valeur économique et a les introduire dans d’autre pays , comme ils étaient les pionnières des stations agricoles expérimentales qui ont fourni les produits agricoles et horticoles qui ont aujourd’hui une place bien établie dans l’économie mondiale. 
 
Sur le plan ecologique la présence d’un jardin botanique au sein d’une ville contribue à l’épuration de l’atmosphère polluée d’abord par la respiration de l’homme et ensuite par toutes les combustions qu’elles soient dans les foyers ou autre, les végétaux fixent le gaz carbonique de l’air environnant et rejettent intensément de l’oxygène. 
 
La présence de ce type de jardin peut influencer également le climat local en agissant sur la régularisation de la température par les végétaux qui est due à l’émission d’une quantité considérable de vapeur d’eau par les feuilles, ce phénomène se fait avec absorption de chaleur d’où une régularisation de climat local par abaissement de la température au voisinage des végétaux, d’autre part, les feuilles enrichissent l’air en ozone qui détruit de nombreux microbes. 
 
Les differents elements constituant un jardin botanique sont le seminarium qui est une banque où sont rassemblées, traites et stockées les semences , les collections vivantes et Arboretum , ainsi que d’autres constituantes ( les differents carrés de plantes selon leur utilité medicinale et economique ) .  
 
Au vu de leurs differeents apports benefiques pour l’humanité et les populations , les jardins botaniques se doivent d’etre presents c’est a cet effet que la creation de ces milieux , havres de paix est recommandée , et c’est un appel lancé aux collectivités locales car il y va de la beauté et de la splendeur de nos villes  
 

(c) Mourad AHMIM - Créé à l'aide de Populus.
Modifié en dernier lieu le 23.11.2007
- Déjà 6946 visites sur ce site!